imposer


imposer
(in-pô-zé) v. a.
   Mettre dessus. Il ne se dit guère qu'avec mains.
   Après lui avoir imposé les mains sur la tête, il lui déclara ce que le Seigneur avait commandé, SACI Bible, Nomb. XXVII, 28.
   Terme d'imprimerie. Mettre dans des garnitures les pages composées et rangées dans l'ordre convenable, qu'on serre avec des coins dans un châssis de fer, pour empêcher qu'il ne tombe aucune lettre. Imposer les pages qui sont composées. Imposer une feuille.
   Fig. Imposer un nom, désigner une chose par un nom spécial.
   Leur utilité et leur usage [des impositions de noms] est d'éclaircir et d'abréger le discours, en exprimant, par le seul nom qu'on impose, ce qui ne pourrait se dire qu'en plusieurs termes, PASC. Pens. part. I, art. 2.
   Cette bataille porte aussi le nom de Cassiau, à cause d'un petit village qui est tout contre cette abbaye, qui a imposé le nom à cette journée, REGNARD Voy. de Flandre..
   Dans toutes les sciences on a eu la petite vanité d'imposer des noms fastueux aux choses les plus communes, VOLT. Phil. Newt. Singul. nat. ch. 6.
   Le nom général qu'on voudrait leur imposer [aux espèces] est une formule incomplète, BUFF. Quadrup. t. VII, p. 23.
   Imposer un tribut, des droits, des réquisitions, obliger à payer un tribut, des droits, à fournir des réquisitions.
   Il se dit aussi de celui qu'on soumet au tribut, aux droits, etc. Imposer une ville à la somme de.... Une loi autorise ce département à s'imposer deux centimes additionnels.
   Il se dit enfin des matières frappées de droits. Imposer les vins, le sel.
   Donner, d'autorité, pour chef. Sparte imposa à Athènes le gouvernement des trente tyrans.
   Mais enfin c'est vouloir que je m'impose un maître, RAC. Théb. III, 4.
   Pensez-vous que ma voix Ait fait un empereur pour m'en imposer trois ?, RAC. Brit. I, 2.
   Faire une sorte de violence à quelqu'un pour lui faire accepter ou une personne, ou une opinion, ou une affaire, etc. Il nous imposa un homme qui lui était tout dévoué. Les gens qui prétendent imposer aux autres leurs opinions.
   Charger quelqu'un de quelque chose de pénible, de difficile, de fâcheux.
   Puisque Sertorius m'impose ce devoir, CORN. Sertor. II, 5.
   Je sentis le fardeau qui m'était imposé, RAC. Bérén. II, 2.
   Ils ont brisé le joug pour l'imposer eux-mêmes, VOLT. Brutus, I, 4.
   Mme d'Arbigny m'imposant tous les devoirs en m'accordant tous les droits, STAËL Corinne, XII, 2.
   Prescrire. Le vainqueur impose la loi aux vaincus.
   Et sur toute chose Observe exactement la loi que je t'impose, CORN. Cinna, V, 1.
   Non, seigneur, je vous hais d'autant plus qu'on vous aime, D'autant plus qu'il me faut vous admirer moi-même, Que l'univers entier m'en impose la loi, RAC. Alex. IV, 2.
   Leur exemple [des hommes ordinaires] peut bien séduire et détourner quelquefois de la vertu, mais il ne saurait imposer et autoriser le vice, MASS. Petit carême, Exemples des gr..
   Imposer silence, faire taire.
   Arrêtons ici, chrétiens ; et vous, Seigneur, imposez silence à cet indigne ministre qui ne fait qu'affaiblir votre parole ; parlez dans les coeurs, prédicateur invisible...., BOSSUET Anne de Gonz..
   Fig.
   Donnant aux nations ou des lois ou des fers, Une femme imposa silence à l'univers, VOLT. Sémiram. II, 3.
   Imposer silence au zèle de...., BRIFFAUT Ninus II, IV, 7.
   Fig. Imposer silence aux passions, les réprimer.
   Fig. Imposer silence aux médisants, à la calomnie, etc. faire que les médisants, la calomnie ne soient plus écoutés.
   Il faut opposer des faits à la calomnie, il faut imposer silence au mensonge, VOLT. Lett. Thiriot, 26 fév. 1736.
   S'imposer à soi-même quelque chose, s'en faire une loi, se rendre cette chose obligatoire.
   Imposez-vous la loi de ne plus jouer, BOURDAL. Pénitence, 2e avent, p. 473.
   Que diront ceux qui s'épuisent en folles dépenses et se croient dans l'impuissance d'être charitables, parce qu'ils se sont imposé la nécessité d'être ambitieux et d'être superbes ?, FLÉCH. Aiguillon..
   Il a su se commander à lui-même, se dompter, se soumettre et s'imposer des lois, BUFF. Disc. nat. anim. Oeuv. t. V, p. 375.
   Infliger. Imposer une pénitence, une peine.
   Pourquoi vous imposer la peine de son crime ?, RAC. Iphig. IV, 4.
   Et le seul châtiment qu'ici nous t'imposons, VOLT. Brutus, V, 2.
   Imposer le respect, inspirer le sentiment du respect.
   Ce magistrat dont la vieillesse vénérable impose le respect à tout un peuple, PASC. Puiss. tromp. Imagin. I, édit. FAUCÈRE..
   Les titres ne servent de rien pour la postérité ; le nom d'un homme qui a fait de grandes choses impose plus de respect que toutes les épithètes, VOLT. L. XIV, 13.
   Absolument. Imposer, inspirer le respect, la soumission, la crainte.
   Et que la renommée, instruite en ma faveur, Séduisant l'univers, impose à ce grand coeur, CORN. Pulch. III, 3.
   Il [Bucer] imposait par la taille et par le son de la voix ; il avait été jacobin et s'était marié comme les autres, BOSSUET Var. III, § 3.
   De fort près, c'est moins que rien ; de loin, ils imposent, LA BRUY. II.
   Il y a dans quelques femmes.... un esprit éblouissant qui impose, LA BRUY. III.
   Ils demandent un chef digne de leur courage, Dont le nom seul impose à ce peuple volage, VOLT. Brutus, I, 4.
   Sa fermeté m'impose, et je l'excuse même, De condamner en moi l'autorité suprême, VOLT. M. de Cés. I, 1.
   Le nom de bataille perdue impose aux vaincus, et les décourage, VOLT. Louis XIV, 21.
   Je m'étais laissé imposer par le discours et la philosophie de Caton, VAUVENARGUES. Dialogue 9, César, Brutus..
   Ce ton pouvait révolter, mais il imposait, RAYNAL Hist. phil. x, 16.
   On plaçait auprès des alliés des surveillants capables de leur imposer et de les tenir dans le devoir, P. L. COUR. Lett. II, 337.
   L'amour qui l'environne impose à ma puissance, C. DELAV. Paria, II, 2.
   On dit, dans le même sens, en imposer.
   À ceux qui n'ont ni rang ni richesses qui en imposent, il leur reste une âme, et c'est beaucoup, MARIVAUX Marianne, 4e part..
   Ils n'auraient point cédé aux évêques ; mais le cardinal légat leur en imposait, VOLT. Hist. parl. ch. XXXVIII.
   Le dieu Fo ne m'en impose pas davantage, quoiqu'il ait eu pour père un éléphant blanc et qu'il promette une vie immortelle, VOLT. Dial. 15.
   Le cardinal crut en imposer au peuple en les faisant arrêter en plein midi, VOLT. Louis XIV, 4.
   Au milieu de ces sons discordants d'oiseaux s'élève une grande voix qui leur en impose à tous [le kamichi], BUFF. Morceaux choisis, p. 310.
   Il est sûr que de hautes montagnes, que d'antiques forêts, que des ruines immenses en imposent, DIDER. Ess. sur la peint. 3.
   Par la pompe des mots, l'éloquence en impose, GILB. Le 18e siècle..
   L'ascendant de son génie [de Buffon] lui soumit tous les esprits.... son nom seul en imposait aux factieux de la littérature, P. L. COUR. Lett. II, 310 (Buffon)..
   Imputer (sens qui vieillit).
   Je n'ai pas jugé qu'on lui pût sur l'État Imposer d'apparent ni croyable attentat, ROTR. Bélis. IV, 1.
   Il est hors de soupçon qu'elle ait pu m'imposer Rien d'assez vraisemblable à pouvoir l'abuser, ROTR. ib. V, 1.
   On ne peut imposer de tache à cette fille, MOL. l'Ét. III, 3.
   Il s'ensuit de là.... que l'on a voulu très méchamment m'imposer une extravagance pour me tourner en ridicule, CH. DE SÉV. dans SÉV. 31 août 1697.
   Absolument.
   Quand Diana rapporte avec éloge les sentiments de Vasquez.... il n'est ni calomniateur ni faussaire, et vous ne vous plaignez point qu'il lui impose, PASC. Prov. XI.
   ....Leur imposant faussement qu'ils soutenaient ces propositions, PASC. ib. XV.
   Nous ferons voir que de toutes les citations qu'ils [les jésuites] ont faites des saints docteurs de l'Église pour autoriser leurs prétentions, il n'y en a pas une qui ne soit fausse, et que ces saints ont enseigné si formellement le contraire, qu'on s'étonnera de la hardiesse avec laquelle ils osent ainsi leur imposer, 3e factum pour les curés de Paris, dans les oeuvres de PASCAL.
   Si quelqu'un pense que j'impose à l'auteur, qu'il se souvienne que je ne lui attribue cette doctrine qu'après avoir montré qu'il ne peut vouloir dire autre chose, FÉN. t. III, p. 12.
   On a dit aussi en imposer, pour imputer quelque chose à tort, charger à tort. Mais n'en imposons-nous point à Félix ? la voix de saint Paul n'a-t-elle point fait sur son esprit plus d'impression que nous ne semblons l'insinuer ? , SAURIN, Disc. de saint Paul à Félix et à Drusille.
   Imposer quelque chose, faire croire quelque chose qui n'est pas véritable.
   Je prendrai garde soigneusement de ne recevoir en ma croyance aucune fausseté, et préparerai si bien mon esprit à toutes les ruses de ce grand trompeur [un mauvais génie], que, pour puissant et rusé qu'il soit, il ne me pourra jamais rien imposer, DESC. Médit. I, 11.
   Mais, quoi qu'à ces mutins elle puisse imposer, Demain ils la verront mourir ou t'épouser, CORN. Héracl. I, 3.
(Cette tournure a vieilli ; mais c'est elle qui explique comment imposer, pris absolument, a signifié tromper, mentir.)
   Imposer, faire illusion, tromper.
   Pour me faire croire ignorant, vous avez tâché d'imposer aux simples, CORN. Lett. apolog..
   Le fourbe qui longtemps a pu vous imposer, MOL. Tart. V, 6.
   Qui ne s'y fût trompé ? jamais l'air d'un visage, Si ce qu'il dit est vrai, n'imposa davantage, MOL. l'Ét. III, 2.
   Faites-moi pis encor, tuez-moi, si j'impose, MOL. Dép. am. I, 4.
   On veut croire qu'on a entendu, et on s'impose à soi-même, BOSSUET Connais. I, 16.
   Ils imposèrent par ces artifices au pape, BOSSUET Hist. I, 11.
   Leurs paroles, aussi peu solides qu'elles semblaient magnifiques, imposaient au monde, BOSSUET ib. II, 12.
   Langage ordinaire de la calomnie, qui ne s'énonce jamais plus hardiment que quand elle impose plus faussement, BOURDAL. Myst. Pass. de J. C. t. I, p. 269.
   Pendant que la vérité est contredite, l'hérésie lève la tête, impose et triomphe, FÉN. Lett. au P. le Tellier, 22 juillet 1712.
   C'est vouloir imposer aux yeux, et vouloir paraître contre la vérité ; c'est une espèce de menterie, LA BRUY. III.
   C'est avoir mauvaise opinion des hommes que de prétendre leur imposer par des caresses, LA BRUY. IX..
   Ce malheureux talent de tromper et de plaire, D'imposer aux esprits, et d'éblouir les yeux, VOLT. Tancr. II, 4.
   Imposons quelque temps à sa crédulité, VOLT. Orph. de la Chine, II, 2.
   Ce grand art d'imposer même à la renommée, Fut l'art qui sous son joug enchaîna les esprits, VOLT. Sémir. II, 4.
   Nous avons des remarques importantes à faire sur ses expériences ; la manière dont il les a données peut imposer, BUFF. Hist. anim. ch. 5, Oeuv. t. III, p. 163.
   On dit, dans le même sens, en imposer.
   Est-ce peut-être que tous ceux qui errent sont de bonne foi ? l'homme ne peut-il pas, selon sa coutume, s'en imposer à lui-même ?, BOSSUET Anne de Gonz..
   Qu'elle ne pense pas que par de vaines plaintes, Des soupirs affectés et quelques larmes feintes, Aux yeux d'un conquérant on puisse en imposer, VOLT. Orph. de la Chine, III, 1.
   Le discours affectueux de Néron n'en imposa point à Sénèque, DIDER. Claude et Nér. I, 90.
10°   Terme de liturgie. Entonner, commencer. Imposer les psaumes. Imposer l'antienne, l'annoncer.
11°   S'imposer, v. réfl. Être donné, en parlant d'une dénomination. Les noms s'imposent vite quand une troupe d'hommes vient s'établir en un lieu.
12°   Être mis sur les contribuables. Les droits s'imposent pour faire face aux dépenses publiques.
   S'imposer, se mettre une imposition. Autoriser un département à s'imposer extraordinairement.
   Être soumis à l'impôt, en parlant des choses. Les valeurs mobilières s'imposent comme les autres.
13°   S'imposer, se dit de celui qui oblige d'autres à le recevoir comme chef, comme associé, etc. Il s'imposa comme gérant dans cette affaire.
14°   Fig. S'imposer, être imposé, être mis dessus comme un fardeau. Un joug, un fardeau qui s'impose. C'est une obligation qui s'impose d'elle-même aux coeurs bien nés.
   Des grammairiens ont essayé de distinguer imposer et en imposer. Mais l'usage des auteurs et aussi l'usage du public ne permettent aucune distinction. Imposer et en imposer veulent dire commander le respect ; imposer et en imposer veulent dire faire illusion, tromper.
   Cela est si vrai, que Massillon a employé, dans une seule et même phrase, imposer et en imposer pour tromper, ne consultant pour le choix que son oreille : Il ne veut ni imposer aux autres ni s'en imposer à soi-même, MASS. Or. fun. Prince de Conty..
   XIIe s.
   Del due Robert Robert [il] out non, Qu'en fonz li enposa sun non, BENOIT II, 6851.
   Lores receveras tu sacrifise de justise ; dunc [ils] emposerunt sur le tuen altel vedels [des veaux], Liber psal. p. 68.
   Tu nus menas en baz, posas tribulatiuns en nostre dos, emposas humes sur les nos chiés [têtes], ib. p. 83.
   Je vos prie, por Deu le grant, Que vos meïsmes l'eslevés [l'enfant], E vostre non li enposés, Grégoire le Grand, p. 40.
   XIVe s.
   Imposant, sur ce, silence perpetuel à nostre procureur, Lett. de remission, Bibl. des ch. 5e série, t. I, p. 82.
   Toutes ces charges furent translatées des poures gens et imposées en plus riches, BERCHEURE f° 21, verso..
   Les poines que l'en impose à ceulx qui pechent et font mal, ORESME Eth. 38.
   XVe s.
   Jacques Legris s'excusoit trop fort, et disoit que rien n'en estoit, et que la dame lui imposoit induement, FROISS. III, 49.
   Et tout ce qu'on lui imposoit n'estoit que par envie et haines particulieres qui estoient entre le seigneur, JUVÉNAL DES URSINS ch. VI, 1404.
   XVIe s.
   Finablement, silence il s'imposa, Et faisant fin, icy se reposa, DU BELLAY IV, 6, recto..
   D'aucuns meschans nous imposent que nous abolissons les bonnes oeuvres, CALV. Inst. 628.
   Qu'ils n'imposent point necessité en une chose, laquelle de soy-mesme est libre, CALV. ib. 1006.
   Voilà assez pour les controverses, afin qu'on n'impose point à la posterité, et qu'ils sachent quelles ont esté les creances diverses sans fard et veritablement, D'AUB. Hist. I, 66.
   In.... dans, et poser.

Dictionnaire de la Langue Française d'Émile Littré. . 1872-1877.

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  • imposer — [ ɛ̃poze ] v. tr. <conjug. : 1> • 1302 « imputer »; de 2. in et poser, d apr. lat. imponere I ♦ (1596) Vx IMPOSER À :en faire accroire à (qqn). ⇒ abuser, tromper. « Le fourbe qui longtemps a pu vous imposer » (Molière). II ♦ 1 ♦ (1335)… …   Encyclopédie Universelle

  • imposer — Imposer, Iniungere, Irrogare. Il vient de Imponere. Imposer à aucun quelque cas …   Thresor de la langue françoyse

  • Imposer — Im*pos er, n. One who imposes. [1913 Webster] The imposers of these oaths might repent. Walton. [1913 Webster] …   The Collaborative International Dictionary of English

  • IMPOSER — v. a. Mettre dessus. En ce sens, il ne se dit guère au propre que dans cette phrase, Imposer les mains. L évêque impose les mains en donnant la prêtrise. Les apôtres donnaient le Saint Esprit en imposant les mains. Fig., Imposer un nom, Donner un …   Dictionnaire de l'Academie Francaise, 7eme edition (1835)

  • IMPOSER — v. tr. Mettre dessus. En ce sens, il ne se dit guère au propre que dans Imposer les mains. L’évêque impose les mains en donnant la prêtrise. Les apôtres donnaient le Saint Esprit en imposant les mains. Fig., Imposer un nom, Désigner par un nom… …   Dictionnaire de l'Academie Francaise, 8eme edition (1935)

  • imposer — I. Imposer. v. a. Mettre dessus: & en ce sens il ne se dit guere au propre qu en cette phrase. Imposer les mains. l Evesque luy imposa les mains en le faisant Diacre. les Apostres donnoient le S. Esprit en imposant les mains. Imposer, en terme d… …   Dictionnaire de l'Académie française

  • imposer —    Ce verbe reçoit un grand nombre d acceptions. Il signifie mettre à contribution: imposer le peuple; imposer les mains, les mettre dessus; imposer un fardeau; imposer le silence; c est à dire, ordonner qu on se taise; imposer du respect, en… …   Dictionnaire grammatical du mauvais langage

  • imposer — noun see impose …   New Collegiate Dictionary

  • Imposer — Imposition Cette page d’homonymie répertorie les différents sujets et articles partageant un même nom …   Wikipédia en Français

  • imposer — See impose. * * * …   Universalium