larmier


larmier
larmier 1.
(lar-mié ; l'r ne se prononce et ne se lie jamais) s. m.
   Terme d'architecture. Saillie pour empêcher l'eau de couler le long d'un mur.
   Le couronnement d'une souche de cheminée.
   Retraite de maçonnerie terminée par un talus et une saillie qui sert d'ornement à une pile, à une façade de pont, en guise de plinthe ou de cordon.
   Terme de menuiserie. Partie lisse et horizontale qui forme plafond, dans une corniche.
   XVIe s.
   Larmier est la jetée de la tuile, ou autre chose, issant du couvert d'une maison, outre l'aplomb de la muraille, pour jeter le degout coulant de la couverture au loin d'icelle muraille, NICOT Dict..
   Larme, à cause que le larmier pleure pour ainsi dire ; wallon, larmîre di câve, soupirail.
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larmier 2.
(lar-mié) s. m.
Synonyme de larme-de-Job (voy. larme, n° 10).
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larmier 3.
(lar-mié) s. m.
   Terme de dessin. L'angle de l'oeil le plus rapproché du nez, celui dans lequel se forment les larmes.
   Chez les cerfs, sac membraneux, à parois glanduleuses, sécrétant une humeur épaisse, onctueuse et noirâtre, qui est situé dans une fosse sous-orbitaire de l'os maxillaire, et qui s'ouvre au dehors par une fente longitudinale de la peau.
   Les gazelles ont, comme le chevreuil, des larmiers ou enfoncements au-devant de chaque oeil, BUFF. Quadrup. t. V, p. 326.
   Terme de vétérinaire. Parties qui, dans le cheval, répondent aux tempes de l'homme. Saigner un cheval aux larmiers.
   XVIe s.
   Larmier, entre mareschaux de chevaux, est la veine la plus proche de l'oeil du cheval, NICOT Dict..
   Larme ; bourguign. larmei, coin de l'oeil.

Dictionnaire de la Langue Française d'Émile Littré. . 1872-1877.