bonneter


bonneter
(bo-ne-té), je bonnète, je bonnetais, je bonnèterai, je bonnèterais, bonnète, que je bonnète ; l'Académie ne conjuguant pas ce verbe, d'autres l'écrivent en doublant le t : je bonnette, je bonnetterais, v. a.
   Rendre des respects et des soins assidus, surtout en parlant de sollicitations humbles et fréquentes.
   Il était nécessaire D'être toujours après ces messieurs bonneter, RÉGNIER Sat. VIII.
   Fig. Opiner du bonnet, n'avoir pas d'avis.
   Il fut répondu qu'il s'était tenu un conseil de guerre à Mons-en-Puelle pour discuter le pour et le contre de l'attaque des ennemis ; que d'O et Gamaches bonnetèrent ; les officiers généraux leur représentèrent...., SAINT-SIMON 208, 56.
   Couvrir l'amorce d'une pièce d'artillerie avec un papier collé.
   XVIe s.
   Bonetant et faisant la cour, tantost à celui-ci, tantost à l'autre, Contes d'Eutrapel, dans le Dictionnaire de DOCHEZ.
   Bonnet.

Dictionnaire de la Langue Française d'Émile Littré. . 1872-1877.

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  • bonneter — BONNETER.v. actif. Rendre des respects et des devoirs assidus à des personnes dont on a besoin. Il se dit particulièrem. Des sollicitations soumises et fréquentes qu on est obligé de faire. Et en ce sens on dit, Je ne saurois tant bonneter ces… …   Dictionnaire de l'Académie Française 1798

  • bonneter — Bonneter. v. a. Rendre des respects & des devoirs assidus à une personne dont on a besoin. Il se dit particulierement des sollicitations sousmises, & frequentes, & ne se dit guere qu avec chagrin. Je ne sçaurois tant bonneter ces Messieurs. Il se …   Dictionnaire de l'Académie française

  • bonneter — aucun, C est oster souvent le bonnet devant luy, comme en pareil sens nous disons, Chaperonner …   Thresor de la langue françoyse

  • bonneter — I. ⇒BONNETER1, verbe. A. Emploi trans., vx, inus. Prodiguer des salutations respectueuses à quelqu un, se montrer empressé. Je ne saurais tant bonneter ces messieurs (Ac. 1798 1878). Rem. Attesté dans la plupart des dict. gén. du XIXe s. ainsi… …   Encyclopédie Universelle

  • BONNETER — v. a. Rendre des respects et des devoirs assidus à des personnes dont on a besoin. Il se dit, particulièrement, en parlant De sollicitations humbles et fréquentes. Je ne saurais tant bonneter ces messieurs. Ces messieurs veulent être bonnetés.… …   Dictionnaire de l'Academie Francaise, 7eme edition (1835)

  • bonneteur — [ bɔntɶr ] n. m. • 1708; de bonnet 1 ♦ Vx Filou qui attire ses victimes à force de civilités. 2 ♦ Spécialt Celui qui tient un jeu de bonneteau. ● bonneteur nom masculin (de bonnet) Celui qui tient un jeu de bonneteau. ● bonneteur (synonymes) no …   Encyclopédie Universelle

  • bonnetade — ⇒BONNETADE, subst. fém. Vx, inus. Salutation que l on fait en enlevant son bonnet. Rem. Attesté dans la plupart des dict. gén. du XIXe s. ainsi que dans Lar. 20e, QUILLET, Lar. Lang. fr. 1re attest. 1555 (E. PASQUIER, Monophile, 76b dans R. des… …   Encyclopédie Universelle

  • bonnetade — (bo ne ta d ) s. f. Coup de bonnet, salut. Il a vieilli. HISTORIQUE    XVIe s. •   Quand il sera en jalousie et en caprice, nos bonettades le remettront elles ?, MONT. I, 328. ÉTYMOLOGIE    Bonneter …   Dictionnaire de la Langue Française d'Émile Littré

  • bonneteur — (bo ne teur) s. m. 1°   Celui qui prodigue les révérences et les compliments. 2°   Il s est dit particulièrement de certains filous qui, à force de civilités, tâchaient d attirer les gens pour leur gagner leur argent. ÉTYMOLOGIE    Bonneter.… …   Dictionnaire de la Langue Française d'Émile Littré

  • bonnetieren — bon|ne|tie|ren <aus älter fr. bonneter »grüßen«> (veraltet) 1. den Kopf mit einer Mütze od. Haube bedecken. 2. eine tiefe Verbeugung machen …   Das große Fremdwörterbuch