vigilance


vigilance
(vi-ji-lan-s') s. f.
Qualité de qui est vigilant.
   Alors, sans mon amour, qu'eût fait votre vaillance ? Eût-elle du dragon trompé la vigilance ?, CORN. Médée, I, 1.
   Redoublez votre vigilance à l'égard de la fille qui ne détourne point la vue des hommes, de peur qu'elle ne se perde elle-même, si elle en trouve l'occasion, SACI Bible, Ecclésiastique, XXVI, 13.
   Mme de Chaulnes, qui est la vigilance même, partira à la pointe du jour, SÉV. 12 avril 1689.
   Ni la hauteur des entreprises ne surpassait sa capacité [du secrétaire d'État, fils de le Tellier], ni les soins infinis de l'exécution n'étaient au-dessus de sa vigilance, BOSSUET le Tellier..
   Les généraux de l'armée du roi étaient Condé et Turenne ; Luxembourg commandait sous eux ; Vauban devait conduire les sièges ; Louvois était partout avec sa vigilance ordinaire, VOLT. Louis XIV, 10.
   J'ai pour toi la tendresse d'un amant, la franchise d'un ami, et l'inquiète vigilance d'un père, MARMONTEL Cont. mor. Bon mari..
   Terme de blason. On nomme vigilance une grue tenant une pierre dans une de ses pattes, comme on croyait que fait cet oiseau pour s'empêcher de dormir.
   XVIe s.
   Il est besoing, au temps des grands mouvements qui se preparent [1593], d'user de nos vigilances ordinaires, Bibl. des ch. 3e série, t. I, p. 503.
   La vigilance estoit telle en luy [l'empereur Julien], qu'il despartoit la nuict à trois ou quatre parties, dont la moindre estoit celle qu'il donnoit au sommeil, MONT. III, 82.
   Il n'est rien qu'on doibve tant recommander à la jeunesse, que l'activité et la vigilance : nostre vie n'est que mouvement, MONT. IV, 277.
   Lat. vigilantia, de vigilans, vigilant.

Dictionnaire de la Langue Française d'Émile Littré. . 1872-1877.